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Silver Jublee
“Creative Handicrafts Completes 25 Years of combating poverty”
 
Combating Poverty Conference
 
Histoire

Au commencement…..
L’idée est venue d’une missionnaire espagnole, Isabel Martin, de la congrégation des Missionnaires du Christ Jésus, et d’un groupe de femmes des taudis, en 1984. Une étude a révélé que la plupart des femmes des taudis étaient victimes de violence domestique et d’extrême pauvreté. Les plus « chanceuses » exécutaient des taches de travail domestique pour un salaire de misère, insuffisant pour les faire vivre, elles et leurs enfants. Par conséquent, certaines de ces femmes suggérèrent qu’elles devaient trouver une façon de gagner leur vie leur permettant d’être économiquement indépendantes. Cela leur permettrait d’échapper à leur situation de domination et aux mauvais traitements infligés par leur mari, et leur permettrait d’assurer leur nourriture et celle de leurs enfants, ainsi que leur éducation.
Les années 80 : furent les années fondatrices de l’organisation, consacrées à la construction de la confiance et de bonnes relations avec la communauté. Ce travail a été mené sous la direction d’une organisation locale, Jeevan Nirvaha Niketan (JNN), qui a fourni une liste d’enfants maquant souvent l’école. Ces enfants, encouragés par leur mère, devaient eux-aussi travailler pour ramener de l’argent à la maison. Plusieurs activités d’éducation informelles ont ainsi débuté avec ce groupe d’enfants. Des réunions périodiques nous permettaient de rencontrer leur mères, pas seulement pour parler de l’éducation de leurs enfants, mais aussi de leurs propres problèmes. Grâce à ce contact direct avec les femmes des taudis, nous nous sommes rendu compte que la plupart de leur maris n’assumaient pas leurs responsabilités économiques, et étaient irrespectueux envers elles. Nombre d’entre eux étaient alcooliques et les battaient.
Dans ces conditions, il était impossible de défendre les intérêts des femmes. Elles devaient trouver des ressources pour leur famille, en exécutant des petits boulots et du service de maison, pour un salaire de misère, ce qui représente une forme supplémentaire de l’exploitation des femmes. Il devenait nécessaire d’atteindre l’autonomie financière. Suite à plusieurs réunions de la communauté, la première coopérative féminine indépendante (Women Self-Help Group) a été crée, sous la direction du JNN.
Etant donnée la très faible estime de soi de ces femmes, l’étape suivante consistait à créer et à conserver leur intérêt, afin qu’elles croient en elles et en leurs capacités à gagner leur vie d’une manière décente et stable, en créant un centre de production. Deux pionnières, accompagnées par Sœur Isabel Martin, ont ainsi commencé à donner des cours de couture, auxquels assistaient les mères des enfants de l’école de JNN. Elles ont ainsi créé un groupe de production de vêtements, de peluches et l’artisanat, entre autres. Ces produits ont trouvé des débouchés sur les marchés nationaux et internationaux, comme l’Espagne, la France ou l’Allemagne, grâce au travail de diffusion de Sœur Isabel. En quelques années, la demande a fortement augmenté chez les femmes des taudis, et nombre d’entre elles se sont jointes au projet. Un groupe de femmes d’un quartier éloigné, Jeri Meri, est même entré en contact avec nous pour créer sa propre coopérative, qui est devenue la seconde.
Au cours des années 90, le nombre de femmes et de coopératives a augmenté considérablement et elles sont devenues capables de se débrouiller seules. Il était temps pour la coopérative féminine indépendante d’être enregistrée comme telle et de devenir autonome. Au cours des années précédentes, toutes les activités avaient été menées sous l’égide du JNN, une organisation caritative reconnue. C’est pourquoi l’année 94 marque une étape importante pour l’organisation, qui a changé de nom pour devenir Creative Handicrafts, une ONG reconnue, indépendante et non religieuse.
Avec le nouveau millénaire, les femmes ont réalisé que l’organisation devait travailler en relation avec la communauté : bien que le développement commence par les femmes, il ne s’arrête pas là, et il était important d’inclure leurs enfants et maris dans le processus. En ce sens, l’étape suivante était de s’implanter dans les champs de l’éducation primaire, de l’assistance à la santé, du parrainage de l’éducation des enfants, des groupes d’épargne et de microcrédit, de l’éducation des adultes…. aidant ainsi 740 familles supplémentaires. Jusque là, toutes les activités étaient orientées vers le développement économique, une base essentielle mais qui ne constitue pas un objectif en soi. A ce moment, de nombreux projets novateurs furent lancés selon 3 axes :
  1. Le programme de développement communautaire;
  2. Le programme de développement économique;
  3. Le programme de renforcement de capacités. De plus, un projet de réalisation et de livraison de repas, a été mis en place pour les femmes qui, pour diverses raisons, ne pouvaient intégrer les activités de couture.